En 2024, le nombre de français n’ayant pas souscrit une complémentaire santé était d’environ 3 millions (chiffres de la DREES). Ce chiffre représentait 5 % de la population. Mais est-il réellement prudent de ne pas souscrire une complémentaire santé ou est-ce préférable d’en avoir une ? Découvrez ici la réponse.
La complémentaire santé : c’est quoi exactement ?
Avant de décider de la pertinence de la complémantaire santé, il est important de connaître son utilité. En peu de mots, la complémentaire santé couvre les 25 à 30 % de frais de santé non couverts par la Sécurité sociale. Notez que selon la nature du contrat, ces 25-30 % peuvent être couverts partiellement ou alors en totalité.
Souscrire une complémentaire santé est un véritable soulagement sur le plan financier, notamment lorsque le reste à charge de vos frais de santé est élevé. Cette solution est d’autant plus adaptée aux personnes ayant des soins réguliers ou besoins médicaux spécialisés.
Aussi, la complémentaire santé couvre certaines charges de soins qui ne sont pas couverts par l’assurance maladie. Il s’agit par exemple :
- des soins dentaires ;
- des soins optiques ;
- des soins liés aux appareils auditifs ;
- de la médecine douce, etc.
Mais attention, si vous décidez de souscrire une complémentaire, vérifiez bien les frais qu’elle prend en compte. Toutes les offres ne se valent pas. En outre, la complémentaire santé vous donne aussi accès au tiers payant. Ce dernier vous évite d’avancer tout ou partie de certains frais médicaux. Ce dispositif peut s’appliquer aux examens médicaux, consultations et médicaments.
En résumé, ne pas souscrire une complémentaire santé, c’est s’exposer à des difficultés à payer les frais de santé non pris en compte par la Sécurité sociale. Et bien qu’elle ne soit pas légalement obligatoire, la complémentaire devient nécessaire pour éviter de se retrouver dans de telles situations.
Comment souscrire une complémentaire en ayant peu de moyens ?
Bien qu’ils en voient l’utilité, certains Français évitent de souscrire la complémentaire santé par souci d’économie. Mais il est important de savoir que cette assurance n’est pas systématiquement une offre qui coûte cher. En effet, il est possible d’en réduire au maximum les frais tout en bénéficiant d’une bonne couverture.
Pour réduire les frais, vous devez prendre connaissance de tous les détails concernant les tarifs et les garanties figurant dans votre contrat. Une fois que c’est fait, identifiez les garanties dont vous avez vraiment besoin en vous référant à vos habitudes sanitaires. Celles-ci comprennent :
- la fréquence à laquelle vous allez en consultation chez votre médecin traitant ;
- la fréquence à laquelle vous sollicitez des spécialistes pratiquant les dépassements d’honoraires ;
- l’existence ou non de besoins en soins dentaires ou optiques ;
- l’existence de pathologies qui nécessitent des hospitalisations régulières ;
- votre rapport aux médecines alternatives.
Faites le tri entre ces différents besoins et supprimez les garanties dont vous êtes le moins susceptible d’avoir besoin. En dehors de ce tri, vous devez aussi comparer autant d’offres que possible pour choisir la plus avantageuse.
Comment choisir sa complémentaire santé ?
Pour souscrire une bonne complémentaire santé, vous devez définir vos besoins et ceux de vos ayants droit en premier lieu. Les jeunes ayant des besoins médicaux classiques s’en sortent bien avec une formule basique.
Les personnes mariées avec enfants à charge ont besoin d’un contrat familial avec des garanties spécifiques comme la pédiatrie. Quant aux seniors, les garanties renforcées sur l’hospitalisation et les soins spécialisés sont recommandées. Une fois que vous avez fait cette première sélection, vous pouvez vous concentrer sur les autres détails.
Les exclusions de garantie
Les exclusions de garantie désignent les garanties qui sont exclues de l’offre. Bien que la complémentaire couvre les médecines alternatives, elle peut exclure les cures thermales, les services de chirurgie esthétique, etc. Aussi, certains comportements à risques peuvent constituer des motifs de non-remboursement : pratique de sports extrêmes, conduite en état d’ivresse ou sous emprise de stupéfiants.
Les niveaux de remboursement
Le niveau de remboursement est exprimé en pourcentage et vous indique quelle proportion de vos frais sera remboursée. Mais ne vous arrêtez pas aux chiffres. Demandez à la mutuelle, à l’assureur ou à l’institution de prévoyance de vous expliquer la signification de ces chiffres dans le détail.
Par exemple, une complémentaire qui rembourse à 100 % signifie qu’elle prend en charge 100 % du tarif de convention (BRSS) de la Sécurité Sociale. Elle couvre donc votre ticket modérateur, mais ne couvre pas les dépassements d’honoraires des médecins.
